• By admin-cleabarioz
  • / 6 août 2021

C’est la semaine mondiale de l’allaitement maternel, l’occasion de vous donnez quelques infos !

L’allaitement maternel est recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) jusqu’à 6 mois. Il couvre complètement les besoins en eau du bébé. Il a un double rôle : une fonction nutritive puisqu’il apporte tous les nutriments nécessaires aux besoins de croissance du bébé et une fonction immunologique qui le protège des infections.

–> Les bénéfices de l’allaitement maternel

L’allaitement maternel comporte de nombreux avantages pour la maman et son bébé. Il permet de développer et renforcer le lien avec l’enfant grâce à chaque moment de tétée.

Il est économique car gratuit et pratique puisqu’il ne requiert aucune préparation en amont. La production de lait entraîne une dépense énergétique significative et permet de retrouver votre poids de forme plus vite et plus facilement. Pour la maman, il aurait aussi un effet protecteur contre le cancer du sein et l’ostéoporose . Le lait maternel contient des nutriments et des facteurs biologiques. Il est codé génétiquement pour répondre aux besoins nutritionnels spécifiques de bébé.

De la naissance au cinquième jour environ, le lait maternel est appelé colostrum. Il est particulièrement riche en eau donc hydrate bien le bébé. Au bout d’une quinzaine de jours, le lait de transition va devenir mature et s’enrichir en matières grasses. Les lipides arrivent en fin de tétée pour créer la sensation de satiété. Les nutriments du lait maternel ont d’excellents Coefficients d’Utilisation Digestive (CUD). Cela signifie que votre lait est bien toléré et digéré par bébé mais surtout qu’il y a une bonne absorption des nutriments et une faible perte de minéraux et vitamines. La vitamine D est le seul micronutriment qui doit être donné per os. Le lait maternel apporte également des immunoglobulines permettant de renforcer le système immunitaire de bébé, ce qui réduit le risque des infections gastro-intestinales et des affections respiratoires. Un allaitement prolongé limiterait le risque de développer plus tard une obésité et du diabète de type 2.

–> Production du lait maternel et Allaitement à la demande

Les premières semaines d’allaitement correspondent à une « phase de rodage » pour lancer la lactation. Deux hormones sont fondamentales dans ce processus : la prolactine qui active la production du lait et l’ocytocine qui permet l’éjection du lait. C’est essentiellement la stimulation de la glande mammaire qui permet de produire le lait maternel sous l’action des hormones. En d’autres termes plus bébé tétera souvent et de manière efficace, plus vous produirez du lait.

Il est recommandé de nourrir bébé « à la demande », c’est-à-dire d’être attentive aux signes discrets de la faim lorsqu’il est calme et éveillé : si bébé ouvre la bouche et sort sa langue ou si il cherche à téter votre doigt. Il est préférable d’éviter d’attendre que bébé pleure, car il risque d’être énervé, stressé et aura plus de difficultés à prendre le sein. Cette situation risque de vous procurer également du stress et d’entraver votre production d’ocytocine.

En moyenne, les premières semaines, on peut proposer entre 8 et 12 tétées par 24h. La tétée est une activité réflexe. En effet, bébé a déjà acquis le réflexe de succion et de déglutition. En revanche, pour que chaque tétée soit efficace, il faut veiller à la position de votre bébé. Sa tête doit être dans l’axe du corps et légèrement en arrière, son menton contre votre sein. Sa bouche, grande ouverte, doit recouvrir une grande partie de l’aréole et sa déglutition doit être audible. Vous pouvez aussi vous fier à la durée de la tétée : on considère qu’une tétée efficace et nutritive dure en moyenne 5 à 20 minutes. Les matières grasses du lait maternel arrivant en fin de tétée, il vaut mieux éviter de l’interrompre ou qu’elle ne soit trop courte.

–> Alimentation de la maman allaitante

Pendant la période d’allaitement, vos dépenses énergétiques quotidiennes augmentent avec la lactation. Il est conseillé d’augmenter vos apports nutritionnels d’environ 500 kcal/jour . Pour combler vos besoins, vous pouvez ajouter 1 à 2 collations par jour à base de produit laitier, fruit et/ou produit céréalier. En revanche, la production de lait n’est pas liée à l’apport hydrique. En effet, boire au-delà de la soif ressentie n’a aucun effet bénéfique sur la production du lait. Votre lait maternel est forcément bon car il est codé génétiquement pour votre bébé. Le problème pourrait venir plutôt de la quantité que de la qualité.

Seule la qualité des lipides peut varier en fonction de votre alimentation. Il est conseillé de consommer des Acides Gras Essentiels (AGE) de type oméga 3 (notamment les DHA) grâce à un apport de poisson gras 1 à 2 fois par semaine, 1 poignée de graines oléagineuses non salées chaque jour et l’utilisation régulière d’une huile de colza ou noix en assaisonnement. Certains aliments sont fortement déconseillés pendant l’allaitement. C’est le cas de l’alcool, un toxique qui passe dans le lait maternel, à proscrire. Les boissons contenant de la caféine (café, thé, cacao, boissons énergisantes) doivent être limitées . Le soja et ses dérivés sont à limiter en raison de la présence de phyto-œstrogènes et de phytostérols qui pourraient être dangereux pour la santé.

Les algues sont aussi déconseillées car elles contiennent du methylmercure et de l’arsenic. Concernant les poissons, il est important d’en consommer pour leurs apports en iode et en AGE. Toutefois certaines variétés de poisson sont susceptibles d’être contaminés par des polluants tels que le mercure et le Poly-Chloro-Biphényle (PCB). L’Agence Nationale de SEcurité Sanitaire (ANSES) recommande d’éviter les poissons les plus contaminés (requin, lamproie, espadon, marlin et siki) et de limiter les poissons susceptibles d’être fortement contaminés à 150g/semaine (lotte, loup de l’Atlantique, flétan de l’Atlantique, mulet, brochet, capelan de Méditerranée, raie, esturgeon, thon…).

En pratique, vous pouvez consommer du poisson en privilégiant les petits poissons et en variant les espèces.Finalement, hormis les aliments déconseillés et ceux à limiter par précautions, il faut suivre une alimentation équilibrée et la plus variée possible.

Cléa

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